Archive de la catégorie «Vie de la Vie»
jojo crée les gabouilloux
juin 14, 2007tout pousse ici bas
juin 12, 2007quelques jours du solstice d’été l’épautre ce prend pour un apotre et dépasse son créateur
le chanvre pousse pousse jusqua taquiné les montagnes
Du Mat, des bas, deux Mariages
mai 28, 2007En cette belle journée du 19 mai
deux êtres
se marièrent deux fois
voire trois fois
dans la même journée
dans les lieux administratif, mystique et païen de la terre qu’ils choisirent d’arpenter pour marquer de leur empreinte et odeur la surface de leur joie…
Ce jour là
une longue procession s’évanouit dans les bosquets du chemin sillonnant d’après la mairie vers le clocher tintillant à des kilomètres plus loins
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là-bas, vous le voyez le clocher qui surgit entre les arbres?
Les arbres, eux, s’étonnaient du passage de la procession clopinante et joyeuse; eux plutôt habitués au calme…
Ils furent bien surpris…![]()
Peut-être est ce à cause de la vision du décolleté de la mariée, que tout le monde se demandait:
-Tiens, ne l’a-t-elle point mis devant derrière?
Cependant, son coquin de mari qui lui sourit à tous les crins sous son coude, la trouve toujours jolie même devant derrière…![]()
Autour du sillonnement en sueur, le paysage s’étalait dans sa beauté,
pas comme les vélos dans les ravins d’orties…
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Une foi arrivé au lieu-dit,
depuis la place des pigeons qui roucoulent,
l’on y vit une célébration bien étrange,
entre chants aux jolis voix éraillés dégainant une douce mélancolie du vent qui va,
et de jolis phrases dits par des gars bien batis mais à la voix brouillés
ce qui n’a pas empêché la foule des amis badant les beaux mariés assis comme chez eux
à coté du prêtre de toute évidence revenant d’un séminaire de théologie de la libération (toute en couleur)
d’applaudir à tout rompre toutes les élocutions qui apparaissaient dans cette enceinte…
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Alors, une foi la foi juré entre les deux tourtereaux,
ils sortirent sous une pluie de riz anti-ogm
précédé par un long filament lien liant leurs pas sautillant vers le bonheur…
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Et alors l’hallali du bonheur s’emballa,
sous le regard placide de la montagne lum
ineuse
et la Ferme Gabert sorti son savoir-faire en soupe d’ortie et viande craquelante
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sans oublier la douceur de vivre…![]()
Et c’est sous l’apothéose du feux
que se jurèrent par anneaux fondus
une alliance de vie
entre 2 êtres de la même espèce
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Vraiment,
tout cela fut ravissant
point trop véhément
dans tous les cas
émouvant.
Oh la la
D’autres photos de baffre heureuse
mai 28, 2007Eric envoie aussi des photos sur l’évènement
de la montagne qui se régale du bonheur par
vaste grill et soupe d’ortie
…
Quelques portraits d’une faune très étrange
mai 28, 2007Ce jour là
du beau dit
tout un chacun sortit ses frusques les moins rustres
pour qu’autour des tourtereaux de beaux atours y planent
…
Ainsi, plusieurs animaux fermiers sortirent de leurs tanières
…
On y vit aussi
les glamours fatals (ou fataux?) :
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On y vit aussi
le perplexe scrutateur:
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aussi, toute une gamme de mangeurs de glagla:
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le manager de la décérébration:
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les affolés de la nuit crépitante:
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ceux qui tournent le dos cote à cote car ils ont coup de couple :
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et puis
il y eut aussi des visions fugitives, toujours adorables, et toujours trop furtives….![]()
voila pourquoi il preservé les sol
mai 14, 2007interview de claude bouguignon agronome
Mon boucher est fantastique car il est fantaisiste…
avril 17, 2007Au coeur des phages qui dansent
avril 14, 2007Au coeur du siège de l’anthropophagie bovine,
sur les sièges même de la nuit vorace,
dans le désert de la cuisine où toutes les fenêtres donnent sur les étendus de patures à brouter pour que muscles à dévorer se fassent,
en ce sein de la ferme maternelle des chairs qui nous nourissent si bonnement
…
nuit
…
mais où sont-ils?
Messer?
Nenni…
ils sont actuellement en spectacle de danse inconnue qu’ils découvrent au Pot au Noir à s’y ourdir des complots et se dégourdir la curiosité inter-locale.
Mais qui ils?
Mais voyons,
le boucher et sa danseuse
ou
la danseuse et son boucher
et pendant ce temps, un certains Yves (dont nous cachons bien le prénom) rale sur le bon vieux temps ou ledit boucher pesait 25 kilos de plus et venait boire gouleyant des tomberaux d’alcool…
le bonheur des uns fait le malheur des autres
notamment des cafetiers (qu’on cafte)
et donc dans cette nuit assis juste au-dessus du trésor de la victuaille dépecée, tranchée, découpée, saucissonnée
donc toujours à l’étage au dessus de ce trésor,
les maitres de ce trésor
voissent de la danse contemporaine !
C’est pas que le monde dégénère
mais comme il fut dit un certain soir d’hier soir d’ici
la culture
qu’elle soit agricole ou culturelle
sert à régénérer la vie
donc diantre oui
que ceux qui cultivent, cultivent aussi leur curiosité.
Ne médisons point cette disance.
Au-delà de rendre aisant notre pitance,
les bienfaiseurs des ressacs de l’estomac
se désatrophient les convulsions cérébrales.
Mais qu’ont ils donc bien pu voir
et
qu’en ont ils donc bien pu s’en paitre
d’appétits de curiosité
???
Vaste question que seule les Surfaces de Caresses sauront répondre.
A vous les questions
…
Qui que donc qu’ils font ?
janvier 4, 2007Toujours en tablier blanc et des bouts de heaume autour des doigts
tout cela certe est affriolant
toute cette rougeur que l’on découpe, tranche, ausculte et cuisine
mais ceci dit
c’est quand donc
c’est quand qu’ils font
c’est comment qu’ils agissent
c’est quand qu’ils s’assagissent
et
commencent à écrire des billets sur ce blog
les Gabert
Qui sont-ils?
La neige en peine
décembre 17, 2006Ben en prenant le train de 11h cinquante septe, on arrive à treize heures en gare de Clelles-Mens où il y a toujours une charmante hotesse d’accueil habillée en chef de gare pour nous aider à traverser la voie ferrée. ce qu’y est bien, c’est qu’on peut tout de suite prendre un petit chemin pour gambader entre les cailloux et les arbres.
Surprise: c’est le sac plein de guêtre, de tricot de laine, de collant de rechange, de gants de skis, de couverture de survie, de… et de… que j’abordais la montée prêt à affronter les affres rudes et peu prudes de la neige… qui manquait à l’appel.
Pas de neige à Trézanne, pas de neige à Clelles, pas de neige chez Gabert, vaguement dans le ricard du Lion d’Or.
En repli des sentiers du jour (joli), j’arpenta en pleine nuit sombre et obscure la route jusqu’à la ferme dont on entendait des rires… y’a un marché de noêl dans la grande… c’est qui Noelle? Bon en tout cas Joelle y était pas à moins que ce ne soit trop dur de distinguer la Dame Blanche dans l’obscurité la plus totale mais ce qui est bon c’est de marcher en flottaison, sans guide de marquage, juste en sensation de poser les pieds en suspension dans l’espace noir, sans repère physique pour vous tenir… et du noir en surgir par surprise pour en revenir sans frémir… C’est une belle expérience.
Moralité…: si la neige est en peine
sombrez dans l’obscurité la plus noire !